Le « biopic » Steve Jobs rejoint les films sur « les boss »


Les grands patrons au cinéma, presque un genre, au moins un cercle fascinant ! Le mythique créateur d’Apple rejoint cette réalité qui groupe des demi-dieux sans scrupules, de sadiques pervers, des névrosés tragiques, … mais aussi d’être stimulants qui motivent et donnent envie de se bouger, de prendre des initiatives, d’entreprendre avec ambition, Tucker est un exemple spectaculaire dans le biopic éponyme de Coppola.

« Les grands hommes le sont pour l’avoir voulu » écrit Charles De Gaulle dans Le Fil de l'épée en 1932 alors simple capitaine parmi tant d’autres, bien avant d’être « Le général ». Les hauts gradés font rarement des héros dans les films de guerre ou d’entreprise.

Casablanca, Bogart a la maitrise de son café ; Vincent, François, Paul et les autres, Yves Montand sauve sa scierie ; Ma petite entreprise, Vincent Lindon victime d’un courtier escroc enfreint la loi pour éviter « une faillite » ... Les spectateurs éprouvent souvent de l’empathie pour les patrons de PME, mais les capitaines d’industrie sont souvent de grands incompris.

Le nouveau film de Danny Boyle s’inspire de la vie du fondateur d’Apple, Steve Jobs (Michael Fassbender), et dépeint une sorte de figure du génie, à la fois visionnaire, charmeur, abrubt et manipulateur. Sa vie a commencé comme enfant abandonné, elle est ensuite ponctuée par chaque nouvel ordinateur présenté dans ses fameuses grand-messes.

Le dialogue est ciselé par Aaron Sorkin, l’auteur de The Social Network, sur la génése de Facebook.




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