INDIA EXPRESS : direction le cinéma indien au Forum des Images jusqu'au 26 février 2017

Pendant 6 semaines, du 18 janvier au 26 février 2017, les écrans du Forum des images se parent des couleurs de l’Inde et dressent un panorama du cinéma indien à travers un voyage de plus de 60 films reliant 4 villes aux identités cinématographiques distinctes : Mumbai, Kolkata, Delhi et Chennai.


En février, le Forum des images poursuit son voyage cinématographique vers Kolkata pour enchaîner par une virée dans le Sud de l'Inde, à Chennai. Ce sera l'occasion d'accueillir l'actrice et réalisatrice Nandita Das (Fire, Firaaq) (2 et 3 février), la cinéaste d'animation Gitanjali Rao (Printed Rainbow, Orange) (4 et 5 février), et le réalisateur Ashutosh Gowariker, auteur de Lagaan et Swades notamment (10 au 12 février). Au fil du programme, six cours de cinéma animés par des historiens du cinéma et spécialistes explorent les problématiques du cinéma indien.



AU CŒUR DU CINEMA HINDI, MUMBAI

Spectacle total, le cinéma indien façonne l’imaginaire collectif et fascine par ses spectacles de rue, ses récits mythologiques, sa musique et son chant. Aux mythes fondateurs se sont rajoutés les thèmes incontournables de la famille et de la patrie. Depuis les années 1970, une nouvelle vague de réalisateurs sort la caméra dans des décors naturels. Ritesh Batra avec The Lunchbox filme les trajets des dabbawallahs dans les trains de banlieue. Le mythe bollywood continue d’exercer son pouvoir attractif (Miss Lovely d’Ashim Ahluwalia), tandis qu’une vague de polars urbains innerve le cinéma contemporain autour d’Anurag Kashyap (Psycho Raman, Ugly), de Neeraj Pandey (A Wednesday) ou encore de Vasan Bala (Peddlers).


DETOUR PAR DELHI

Longtemps oubliée voire boudée par le cinéma, Delhi a su s’imposer depuis ces 15 dernières années. Capitale économique foisonnante, Delhi s’expose dans le cinéma contemporain (Titli, une chronique indienne de Kanu Behl), tandis que la vieille ville garde les traces de son passé moghol et de ses vieux quartiers (Fanaa de Kunal Kohli, Delhi 6 de Rakeysh Omprakash Mehra).


ESCALE À KOLKATA (EX-CALCUTTA)

Loin des grands studios de Bollywood, capitale du Bengale, Kolkata est une zone de turbulences en Inde. Moins connus des cinéphiles, Ritwik Ghatak ou Rituparno Ghosh sont des figures importantes du cinéma bengali. Contemporain de Satyajit Ray, le premier est l’auteur d’un cinéma qui porte en lui la blessure de la Partition (Étoile cachée, Suvarnarekha). Le second, réalisateur transsexuel trop tôt disparu, signe un cinéma délicat, intimiste et romanesque (Chokher Bali).


UNE VIRÉE A CHENNAI (EX-MADRAS)

Le cinéma tamoul, devenu kollywood par contraction de Kodanbakkam (banlieue de Chennai qui abrite les studios) et Hollywood, réalise une « symbiose passionnante entre les recettes bien rodées de Bollywood et les spécificités propres à la culture et l’histoire du Tamil Nadu » *. Le héros kollywoodien se bat le plus souvent conte l’injustice et défend les pauvres, à l’instar de la star Rajinikanth. La relève est assurée par les jeunes réalisateurs comme Balaji Sakthivel (L’Affaire 18/9). *(Ophélie Wiel, Dictionnaire du cinéma asiatique, Nouveau monde éditions, 2008)



Prochain Rendez-vous


Vendredi 10 février à 20h, Samedi 11 février à 14h15, 19h et 21h et Dimanche 12 février à 14h30 Projections et rencontre avec Ashutosh Gowariker Le réalisateur de Lagaan, Jodhaa Akbar ou Swades est le cinéaste des grands espaces. Il embrasse les problématiques historiques et politiques de l’immensité indienne. Ses récits, ancrés dans une réalité sociale et portés par des castings de rêve (Shahrukh Khan, Aishwarya Rai, Hrithik Roshan), son orchestration virtuose des batailles et des chorégraphies lui ont assuré une reconnaissance internationale. Avec son dernier film, Mohenjo Daro, il revient sur un pan de l’histoire de l’Inde, un retour dans un passé antique, qui n’est pas anodin dans le contexte politique actuel.



LES COURS DE CINEMA, CHAQUE VENDREDI, À 18H30 EN ENTRÉE LIBRE


En février, deux cours décryptent les codes du cinéma Bollywood : Peggy Zejgman sur la question du jeu des références historiques et culturelles du cinéma hindi (3 février) et Amandine d’Azevedo révèle comment le cinéma populaire évoque les fractures sociales ou politiques de cet immense pays (10 février). …/… India Express est aussi le portrait cinématographique des mégalopoles indiennes. Charles Tesson consacre son cours aux représentations de Calcutta à travers les films de Satyajit Ray et Ritwik Ghatak (17 février) tandis qu’Agilane Pajaniradja évoque Chennai par le biais de la musique et de ses couleurs (24 février).


ET AUSSI… Au sein de cette riche programmation à la découverte de l’Inde, le Forum des images réserve d’autres surprises : pour les plus jeunes spectateurs, un ciné-concert « En route pour Bollywood », dans le cadre de son festival Tout-Petits Cinéma, destiné aux 18 mois - 4 ans (Samedi 4 février à 11h et 16h) et pour les adultes des ateliers d’initiation aux chorégraphies de Bollywood, animés par l’association Bolly Deewani (Dimanche 5 et 26 février à 18h)



Plus d'informations :


http://www.forumdesimages.fr/





Mots-clés :

© LE PRISME magazine 2015-2020