"Modes ! À la ville, à la scène" au Centre National du Costume de Scène : une exposition i

Jusqu'au 17 septembre 2017, le CNCS nous présente le fruit d'une démarche inédite, grâce aux regards croisés portés sur les relations entre l’histoire de la mode et celle du costume de scène. À travers plus de 130 costumes provenant des collections du CNCS et de grands musées de mode, le parcours "Modes! À la ville à la scène" offre un véritable panorama de l’évolution de la silhouette sur scène comme à la ville, du XVIIIe siècle à nos jours. Les influences décryptées à partir des pièces présentées pendant l'exposition permettent de se rendre compte de l'émergence de nouveaux processus, notamment par le rôle des représentations théâtrales, des bals costumés, des actrices, des créateurs de mode et des costumiers.


© CNCS



" Sait-on que la mode doit à la scène l’évolution des manches sous la Restauration ? Que le collet et la ligne Art nouveau ont probablement été lancés par Sarah Bernhardt, dans la lignée de la promotion des actrices en mannequins pour les maisons de couture au XIXe siècle ? " Nombreuses sont les questions suscitées par cette exposition qui se déploient sur 13 salles.


L'exposition Modes ! À la ville, à la scène vous invite à un tour d'horizon presque "scientifique" des transformations qu'ont connu le costume de ville et le costume de scène. Cette relation peu souvent relatée, est ici décortiquée et analysée scrupuleusement, afin de rendre compte des liens et des échanges souvent insoupçonnés entre modes de ville et de scène. Didactique, l'approche chronologique permet de comprendre les différentes articulations qui en découlent, notamment en terme d'inspirations thématiques des costumes et de leurs coupes.


La mise en lumière de l'impact du théâtre dans le commerce de la mode, du rôle des grands couturiers ou encore de l’affectation des actrices comme mannequins donne lieu à une visite riche de connaissances, pour peu qu'on y prête toute son attention. Car ici on ne traite pas seulement le principe de l'habillement, l'Histoire, le théâtre, la vie sociétale sont également convoqués, tant le costume reflète tous les aspects de la vie, sur scène comme à la ville.

En outre, trois comédiens célèbres nous sont présentés comme des pionniers dans l'utilisation et les changements esthétiques des costumes : Justine Favart (1727-1772). François-Joseph Talma (1763-1826), et Sarah Bernhardt (1844-1923).


© CNCS / Costume de Rudy Sabounghi style 20's pour le rôle de la chanteuse dans Le Danube jaune de C. Weinzaepflen et P. Altenberg, Comédie-Française, de 1986.



« Costumes de scène et costumes de ville ne servent pas les mêmes buts. Au théâtre, l’approche du costume est triple. Il souligne les caractéristiques, désigne le rôle, s’insère dans l’atmosphère de l’ouvrage, tout en ayant un code chargé de significations. À la ville, il habille avec ou sans ostentation son propriétaire, signifiant son appartenance sociale. Cette exposition ne cherche pas à comparer l’histoire de ces deux modes d’expression pendant trois siècles mais à mettre en valeur les moments où leur articulation fait sens et la naissance de nouveaux processus. » Catherine Join-Diéterle, commissaire de l’exposition.


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Une perpétuelle interaction


Worth, Poiret, Lanvin, Chanel, Balmain, Balenciaga, Saint Laurent, Lacroix… autant de grands noms forcément associés à l’histoire de la mode. Leur rôle s'étend également au Théâtre, ce dernier occupant une place majeure qui légitime la présence de cette manifestation au CNCS.


Le choix d'une approche chronologique contribue à une meilleure lisibilité des différentes formes d'interactions entre la ville et la scène. Antiquité, Moyen Âge, Renaissance, Siècle des Lumières, Romantisme, Belle Époque… Tous les grands moments significatifs de la relation mode/théâtre sont représentés jusqu’à la période contemporaine, évoquée notamment par des tenues portées par Isabelle Huppert au Théâtre de l’Odéon ou Marilu Marini au Théâtre de Chaillot. C’est d'ailleurs l’occasion de traverser les époques aux côtés des costumes de femmes – artistes, comédiennes, danseuses – devenues de véritables icônes telles Sarah Bernhardt, Cléo de Mérode, Madeleine Renaud...

Les costumiers de théâtre, du fait des exigences des actrices, conçoivent dans leurs ateliers, des costumes inspirés de la mode. Ces influences mutuelles ont souvent joué un rôle important comme avec le déshabillé qui illustre, dès le XVIIIe siècle, l’arrivée des vêtements contemporains sur scène.



© DR Robe de Cécile Sorel en comtesse pour le Mariage de Figaro de Beaumarchais,

Paris, Comédie Française, 1909

Dès la fin des années 1880, l’actrice, le couturier et le journal de mode forment un trio puissant. Cette force commerciale perdure de nos jours avec les tapis rouges des grands festivals et les défilés des Fashion Week largement relayés par les médias.


L'intérêt de l'événement est notamment de permettre la découverte de tenues rarement exposées.



Le parcours de l'exposition Modes! À la ville, à la scène


Salle 1/

Comment se manifestent ces influences ? Sont-elles d’égale importance ? Distingue-t-on immédiatement une tenue de ville d’un costume de théâtre ? Le travail des costumiers diffère-t-il de celui des couturiers ? ... Un questionnement est mis en scène, le visiteur trouvera les réponses en évoluant dans l'exposition.

Accueilli par des costumes, dessins et maquettes (Jeanne Lanvin, Christian Lacroix, Jean-Pierre Capeyron), le visiteur est d'emblée immergé dans les processus d'innovations relatifs à la Mode et au Théâtre. Les moments clé d'interactions entre eux sont ici mis en lumière.


Salle 2 et 3 / Le XVIIIe siècle, jeux de miroir

Au XVIIIe siècle (vers 1720), on assiste à une « folie de théâtre » dans les classes aisées, avec 300.000 personnes passionnées à la fois de mode et de théâtre.

Un phénomène en miroir se crée, comédiens et personnages fortunés sont vêtus de la même façon, autant le public féminin que masculin.

Les bals costumés, les portraits, le théâtre influencent le costume porté en ville.

A titre d'exemple, la comédienne Adrienne Lecouvreur porte une robe de cour sur scène.


Robe de cour en soie à la française, Musée des Tissus de Lyon, vers 1750. © Lyon, MTMAD – Pierre Verrier (à gauche) / Costume Chloé Obolensky pour le lancement du parfum C’est la vie ! de Christian Lacroix, 1990 (à droite)



Le XVIIIème siècle est le réceptacle de trois courants de l’exotisme.

Le premier se dessine en 1761, avec l'actrice de théâtre Justine Favart (1727-1772) qui commande des vêtements à Constantinople pour la pièce la "Comédie des Sultanes". On vit alors pour la première fois de véritables habits des dames turques.

A partir de ce moment, on assiste dans la peinture à la représentation de personnes habillés à la façon turque, dont le mouvement sera d'ailleurs surnommé "La Turquerie".

On expérimente également la robe à la française par le prisme de cette nouvelle tendance, ce qui donne à voir des résultats assez surprenants, pour ne pas dire étranges.

En conséquence, on retrouve dans le monde de la mode des éléments à l"influence orientale : col châle, écharpe, ceinture, lévite...


Une sultane buvant du café, dessus de porte de la chambre à la Turque de Mme de Pompadour

par Charles Van Loo vers 1752


Le second courant se qualifie de nostalgie du « bon vieux temps » (« à la Valois », « à l'espagnole »…), et ce, par petits éléments. Notons qu'à cette époque, la réalisation du costume dépendait du protecteur du comédien/de la comédienne, et non pas du rôle. Sans grand respect du personnage interprété, le costume permettait avant tout d'étaler sa fortune.


Le troisième courant influent sera estampillé "la paysannerie" influence légèrement la mode. Mme Justine Favart est la première à s'habiller comme une paysanne « Plus de vérité, plus de couleur locale » : telle fut son idée.

Justine Favart, encore elle, parodie en 1753 un opéra de Jean-Jacques Rousseau « Le Devin du village », cela donne une pièce, « Bastien et Bastienne », cause d'une véritable révolution dans le costume. Elle joue « en habit de laine, telle que les villageoises en portent; une chevelure plate, une simple croix d'or, les bras nus et des sabots ». Malgré quelques critiques négatives, certains s'exclameront : « Messieurs, ces sabots-là donneront des souliers aux comédiens ».


La Marquise de Pompadour en jardinière de Charles André Van Loo, vers v.1754-1755



Les tragédies à sujet antique vers 1780 voient le costume de scène coller au rôle, influencé par le néoclassicisme. Ainsi, la distance est prise avec les tenues de ville.

Le Directoire verra le retour de l'influence des robes observées à la scène par les dames qui s'en inspirent à la ville.

Les députés du Conseil des Cinq-Cents, eux-mêmes, font bon usage de la toge, à l'instar de celle de Talma dans le Brutus de Voltaire (Comédie-Française). La toge qu’il porta dans ce rôle créa un scandale (pour la première fois, on voyait les jambes nues d’un comédien sur scène). Les hommes à la ville commencent à afficher leur opinion à travers leurs vêtements.


François-Joseph Talma, Rôle de Titus dans Brutus, Théâtre Français

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— Salle 4 / Le XIXe siècle et la passion de l’historicisme

Les bals costumés sont le relais des tendances vestimentaires avec la ville, pendant la première partie du XIXème, moins dans la seconde partie. En 1820, les manches à crevés sont à la mode, après que le théâtre est préfiguré la tendance.

Les manches pouvaient alors être amovibles, collantes ou en gigot. Ces dernières sont larges jusqu'au coude, puis se resserrent jusqu'à la main. Catherine Join-Diéterle, la commissaire de l'exposition nous fait part de sa découverte; " Il y avait des manches ballons dès le début du XIXème sous l'Empire, donc ça a donné les manches gigot quelques années plus tard en allongeant le tissu". Les images ci-dessous illustre le propos et la transparence de la manche gigot est remarquable.



























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Pendant le Romantisme, le théâtre apparaît comme un acteur principal. L'historicisme joue un rôle important à travers les drames à thème médiéval ou renaissant. Les bals costumés restent le laboratoire des futurs nouveautés que l'on verra à la ville.


Dans l'autre sens, relevons l'exemple de la création du tutu en 1832 pour le ballet La Sylphide, inspiré de la souple robe blanche alors à la mode. Cette robe blanche se transposa donc de la ville à la scène, et créa la silhouette que l'on connait des ballets.


A partir de 1850, le XVIIIème siècle a le vent en poupe, et on est certains qu'en adoptant des costumes de scène de cette époque, on jouait mieux.



— Salles 5 et 6

Cet historicisme perdure dans la seconde moitié du XIXème siècle, d'abord pour les acteurs, dont les directeurs de théâtre cherche désormais à se procurer des habits du XVIIIème, puis du côté des femmes, qui modifient pour leur propre usage des tenues de cette époque.


A partir de 1880, une période charnière s'ouvre. Il n'y a plus d'impératrice, le Second Empire s'est éteint, aussi les actrices commencent à avoir une influence plus grande sur les tendances en matière de mode. Associé au développement de la couture, les vêtements de ville se déploient. Le déshabillé et la cape devenue collet se démocratisent, grâce à l'actrice Sarah Bernhardt. Son influence ne s'arrête pas là, on pense qu'elle a également contribué à l'émergence de la ligne en S, comme le souligne sa caricature célèbre réalisée par Cappiello. Adopté par tous les couturiers de son temps par la suite, une pièce d'estomac donne un effet bombé au niveau du ventre, la maladie contractée par l'actrice lui avait fait perdre sa taille fine, vers 1884.



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En 1898, les femmes adoptent de façon significative la silhouette de Sarah Bernhardt, à force de voir l'actrice sur scène avec ces nouvelles silhouettes. Toutes les couches sociales sont touchées. Un triangle de mode s’établit alors durablement, celui qui relie (toujours aujourd'hui) les actrices, la couture et les journaux de mode.

En outre, Sarah Bernhardt a popularisé le kimono en France.



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— Salles 7 et 8 / De la Belle Époque aux années 30 : jeux de pouvoir

La presse de théâtre et de mode devient le canal entre la scène et la ville, ainsi que celui des actrices, les agents publicitaires des maisons de couture et des fédérations de mode.


On constate déjà que les comédiennes se définissent comme des icônes de mode, pour des marques ou des cosmétiques, de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.


Les photographes aident les couturiers en immortalisant ces dernières dans leurs rôles et dans leurs tenues de villes, ce qui véhicule une image particulière du travail des couturiers et produit un véritable impact sur le public féminin. Aussi, les programmes de la Comédie-Française précisent quels sont les couturiers qui habillent les actrices, les chaussent et les coiffent à travers les placards publicitaires des célèbres griffes.



— Salles 10 et 11 / Théâtre et Haute Couture au XXe siècle, un mariage consommé

A partir de 1908, une vague orientale s'abat sur Paris. En effet, la révolution des Ballets russes et des opéras suscite des collections incontournables chez Paul Poiret, futur talent de la haute couture, qui, en confectionnant un manteau pour l'actrice Réjane alors qu'il travaillait chez Jacques Doucet, reçu l’adoubement du public.


Paul Poiret refusa d'admettre l'inspiration orientale, pourtant, on sait qu'il fût très marqué notamment

par Shéhérazade et Ivan le terrible, ce qui se ressent clairement dans ses créations de cette époque.

Une pièce exceptionnelle, Le Minaret, par Paul Poiret,1911, est à découvrir pendant cette exposition.


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© DR Minaret par Paul Poiret, 1911



Cette univers russe inspire également une autre créatrice, Jeanne Lanvin, à travers les motifs, les coupes, et les techniques employées. Les tonnelets-jupettes portés par les danseurs des Ballets russes lui ont très certainement donnée l'idée de sa fameuse robe de style, sa pièce maîtresse longtemps ré-adaptée au fil de ses collections.


Les motifs graphiques tels que les losanges, les damiers repris de Bakst auteur des costumes de L’Après-midi d’un faune, retiennent son attention entre 1918 et 1926, ainsi que les techniques de couture employées au théâtre dont elle se sert pour des créations. L'assemblage de tissus hétéroclites de sa robe Véronique rappelle les manteaux issus de l'opéra La Khovantchina créée en 1913.


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Des dessinateurs pour les Ballets russes se mettent également à créer des tenues pour la ville. C'est le cas de Léon Bakst et Natalia Gontcharova, respectivement chez Paquin en 1913 et pour le salon Myrbor entre 1922 et 1925.



— Salles 9 et 12 / Les couturiers-costumiers

Les couturiers conçoivent des costumes pour le théâtre, à titre d'exemple Coco Chanel qui transgresse les codes en adoptant le jersey, et promeut un nouveau style qui s'étendra au-delà de la scène, la ligne "sport", comme avec le costume de bain dans Le Train Bleu.


Les sollicitations ne s’arrêtent pas aux pièces contemporaines, mais touchent également les sujets

historiques (costumes de Doucet, Redfern, Laferrière …).


© CNCS / Costume de Redfern pour le rôle de Phèdre dans Phèdre de J. Racine, Comédie-Française, 1917.



Cependant, l'incohérence est de mise dans la scénographie, chaque actrice ayant ses préférences en matière de couturiers.


Situation inverse, certains costumiers comme Charles Bétout, à la Comédie Française (1919 et 1939) peut travailler à partir de maquettes réalisées par la maison de couture choisie par la comédienne.


Des costumiers deviennent également créateur de Mode, à l'instar de Charles Bianchini.


© CNCS / Costume Balenciaga pour le rôle de Donna Fabia dans Échec à Don Juan de C-A. Puget, Théâtre des Ambassadeurs, 1941.

© CNCS / Tailleur Chanel pour l’opéra Vol de nuit de L. Dallapiccola, Opéra-Comique, 1960.


Costume de Thierry Mugler pour le rôle de Lady MacBeth dans MacBeth de W. Shakespeare, Comédie-Française, 1985. © CNCS / Pascal François


© CNCS / Costume Dior porté par Isabelle Huppert dans Un Tramway de K. Warlikowski, Théâtre de l’Odéon, 2011



La scénographie de l'exposition


" Pour répondre à l’aspect scientifique de l’exposition, tout en démonstrations et comparaisons, la présentation doit offrir aux visiteurs un cadre de sensations de mode et de théâtre avec un code visuel fort. La scénographie, pour dessiner l’espace, choisit un vocabulaire commun aux deux mondes présentés, une référence au paravent qui est là pour le respect d’une intimité, pour faire écran dans la mode et qui au théâtre sert « d’adorable bouclier » pour des actrices dans « les comé- dies de paravent ». Tout le long des murs des salles, un chahut de feuilles de paravents est déployé et retient l’attention, conduit le regard vers la linéarité des grandes vitrines thématiques et joue dans sa diversité graphique, ses supports médiatiques, le propos de l’exposition « à la ville, à la scène ». Maquettes épinglées, focus sur des détails de costumes, mystère des photos, ombres chinoises, silhouettes à taille humaine, écrans de vidéo et publicité cohabitent et interprètent le propos et le relie aux pièces des vitrines. Le sol des salles laisse voir des tracés en couleurs pour relier parfois la vitrine à un élément de la face d’un paravent, comme un fil de faufilure en couture. C’est un va-et-vient pour l’œil dans ces angles brisés avec une ligne d’horizon mobile, une impression diffractée pour ces mondes (théâtre et mode) qui s’interpénètrent, se marient, se copient dans la lumière douce qui baigne dans le brillant et la légèreté de leurs couleurs et de leurs matières. Et au final, dans une revendication active et bienveillante au milieu de pancartes, juchées sur des tabourets, une assemblée de costumes historiques de théâtre fait surgir, en musique, un défilé dans le blanc de l’espace que des silhouettes sur des grandes échelles tentent d’effacer en peinture " Alain Batifoulier / Simon de Tovar (sources : cp)



© DR / Une fin d'exposition sur ton de révolte, entre costumiers et créateurs de Mode


Commissariat de l'exposition


Catherine Join-Diéterle est docteur en histoire de l’art, conservateur général du patrimoine, ancien directeur du Palais Galliera, Musée de la Mode de la Ville de Paris. En 2007, elle a créé à l’Ecole du Louvre la chaire de la mode et du costume. Elle assuré le commissariat de diverses expositions Givenchy, Marlene Dietrich, Sous l’Empire des crinolines, Balenciaga, magicien de la dentelle à Paris, ainsi que L’Envers du décor en 2012 au Centre national du costume de scène et de scénographie à Moulins.


Sylvie Richoux Historienne du costume et de la mode, Sylvie Richoux est titulaire d’un DEA de l’Université de Paris-Sorbonne. Elle fut documentaliste, puis assistante de conservation de 1991 à 2001 au Musée de la Mode et du Textile aux Arts décoratifs à Paris. De 2001 à 2009, elle est nommée directrice du Musée de la mode de Marseille. Elle réalise de nombreuses expositions consacrées à la mode contemporaine, tout en contribuant à divers ouvrages et articles sur la mode. Dans le cadre de la coopération avec les pays méditerranéens, elle ouvre l’École Supérieure de Création de Mode de Casablanca en lien avec l’Agence Française de Développement. Elle rejoint le CNCS à Moulins en mai 2014 en tant que responsable du département des collections. (sources cp)



Quelques mots à propos du CNCS


Situé dans une ancienne caserne militaire du XVIIIe siècle classée Monument historique, le CNCS a attiré depuis son ouverture en 2006 plus de 750 000 visiteurs. Véritable fleuron du patrimoine artistique, le CNCS conserve, montre et explique les œuvres d’une collection unique au monde composée aujourd’hui de 10 000 costumes de théâtre, de danse et d’opéra du milieu du XIXe siècle à nos jours provenant de dépôts des trois institutions fondatrices du Centre, la Bibliothèque nationale de France, la Comédie-Française et l’Opéra national de Paris, auxquels sont venus s’ajouter de nombreux dons de compagnies, d’artistes et de théâtres. Ce musée unique au monde a présenté pas moins de 22 expositions saluées par le public et abrite depuis 2013 la collection du danseur Rudolf Noureev soit un ensemble de 3 500 pièces. Grâce à son savoir-faire et sa forte créativité, le CNCS s’affiche comme un puissant équipement touristique dans la région Auvergne Rhône-Alpes et rayonne au-delà des frontières avec l’itinérance de ses expositions.


Le CNCS, Moulins © Jean-Marc Teissonnier / Ville de Moulins.



Plus d'informations

Centre national du costume de scène et de la scénographie Quartier Villars - Route de Montilly 03000 Moulins

Tél. : 04 70 20 76 20 / www.cncs.fr


Visite libre Tous les jours de 10h à 18h et jusqu’à 18h30 en juillet et en août.


Samedi et dimanche 16 et 17 septembre Journées européennes du patrimoine • Entrée libre de 10h à 18h • Visites des ateliers de conservation à 10h30 (durée 1h) • Visite-diaporama à 16h (durée 1h) • Animation autour du costume de 11h à 17h (en partenariat avec le DMA Costumier-réalisateur du lycée Jules Verne de Sartrouville)


© LE PRISME magazine 2015-2020