Les frères Lumière, inventeurs du cinématographe, vous accueillent à Lyon !

C'est un retour au XIXème siècle. Dans la maison de la famille lyonnaise Lumière, on est inventeurs de père en fils. Antoine Lumière, également peintre, photographe et homme d'affaires, charge deux de ses cinq enfants d'une mission : mettre au point un procédé capable d’enregistrer des images photographiques animées, et de les reproduire en mouvement par le biais d’une projection sur un écran. Ces garçons seront surnommés les "Frères Lumière" et bouleverseront le monde avec leur cinématographe. Le musée retrace la vie de cette famille singulière, et parallèlement, celle des techniques photographiques et cinématographiques.


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La Villa Lumière


Elle est le dernier témoin, à Lyon, de la formidable réussite industrielle d'Antoine Lumière et de ses deux fils aînés, Auguste et Louis, inventeurs du Cinématographe. Celle qui abrite désormais le Musée Lumière, rappelle l’impressionnante ascension sociale de cet autodidacte aventureux jusqu’à l’excès, artiste et bon vivant, incarnation de la figure du « self-made man » qui a tant inspiré le cinéma.


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Portrait d'Antoine Lumière, le père des "Frères Lumière".

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Auguste et Louis Lumière, surnommés les "Frères Lumière".

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Naissance du cinématographe


Le 26 décembre 1894, un article du Lyon républicain rapporte que " les frères Lumière [...] travaillent actuellement à la construction d’un nouveau kinétographe, non moins remarquable que celui d’Edison et dont les Lyonnais auront sous peu, croyons-nous, la primeur." En fait, c’est un public parisien et restreint qui assiste le 22 mars suivant à la première démonstration de cet appareil avec lequel Louis Lumière projette la " Sortie d’usine " dans les locaux de la Société d’encouragement pour l’Industrie nationale, un mois avant la première séance new-yorkaise du Pantoptikon Latham. Pour la première fois grâce au Cinématographe Lumière, un film devient visible par toute une assemblée. Onze autres projections en France (Paris, Lyon, La Ciotat, Grenoble) et en Belgique (Bruxelles, Louvain) auront lieu avec un programme de films plus étoffé durant l’année 1895, avant la première commerciale du 28 décembre, remportant à chaque fois le même succès. L’appareil est décrit précisément dans le brevet du 13 février 1895 pris conjointement par les frères Lumière comme à leur habitude, bien que ce soit Louis qui en a trouvé le principe.



© Institut Lumière

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Les perforations des pellicules ont été inspirées par le fonctionnement de la machine à coudre, afin de faire avancer le film.

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Le photorama


Le 29 décembre 1900, Louis Lumière dépose le brevet du Photorama. Il s’agit d’un procédé de photographie panoramique permettant la reproduction complète de l’horizon, soit 360°, sur un seul cliché, et surtout la projection intégrale de ce cliché sur un écran cylindrique. Le Photorama Lumière avait pour but d’être l’aboutissement photographique du panorama, une création du peintre irlandais Robert Barker (1739-1806). Barker fit breveter en 1787 un dispositif qu’il nomme « La nature d’un coup d’œil » : les spectateurs sont placés sur une estrade et se trouvent au cœur d’un paysage ou d’un champ de bataille, peint en trompe-l’œil sur une toile tendue sur tout le pourtour de la salle en rotonde. S’ensuivit une véritable vogue qui vit s’ouvrir un peu partout en Europe de nombreuses rotondes et autres panoramas et qui perdura jusqu’au début du XXe siècle, Dès l’avènement de la photographie, diverses techniques pour élargir le champ de prise de vue des appareils ou de juxtaposition de plusieurs clichés furent utilisés.

(sources Institut Lumière)

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Affiche de la projection grâce au cinématographe du court-métrage "l'arroseur arrosé" des Frères Lumière.

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Des caméraman sont envoyés un peu partout à l'étranger, au tout début du XXème siècle. Ils capturent des images des villes du monde entier, et inventent, sans le vouloir, un nouveau métier que nous connaissons encore aujourd'hui : le jri autrement dit le "journaliste-reporter d'images".

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A l'étage, l'intimité et les autres inventions de Louis et Auguste Lumière


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Chambre des parents Lumière

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Costume d'académicien de Louis Lumière.

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Les frères Lumière furent, certes, d’ingénieux ingénieurs qui mirent au point des appareils aussi étranges que le Photorama (pour une image à 360 degrés) ou le projecteur en relief (pour des films en 3D, bien avant Avatar). Avec le succès des « plaques sèches », ils furent des industriels prospères comme en témoignent la maquette des usines ou la collection de publicités au charme « vintage » : Pas de photo sans… Lumière . Mais ils furent aussi des artistes. Cette synthèse est mise en valeur dans la partie consacrée à l’autre grande invention des Lumière, les plaques Autochromes, ancêtres de la diapositive qui offraient au plus grand nombre la réalité en couleur. L’exposition montre ce qu’il fallut d’ingéniosité à Louis pour créer cette plaque associant un réseau microscopique de grains colorés de fécule de pomme de terre à une émulsion noir et blanc, mais elle permet aussi d’admirer l’usage que les Lumière en firent en tant que photographes, avec les images que l’on regarde en transparence et qui rappellent les tableaux impressionnistes. Les photographies en relief, que réalisèrent les épouses et les membres du « clan » Lumière, grâce au Vérascope de Jules Richard, apportent également un magnifique témoignage sur la vie quotidienne d’une famille bourgeoise au tournant des XIXe et XXe siècles.


(sources Institut Lumière)




La Plaque Autochrome


Il n'aura fallu que quelques mois aux Frères Lumière pour inventer la technique du cinématographe. En revanche, la résolution du problème houleux de la photographie couleur ne fut pas une mince affaire. Beaucoup de temps et d'énergie furent dépensés Par Louis Lumière, mais pour un résultat implacable : après son invention en 1904, la photographie en couleur devient accessible à tous à partir de 1907.

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Photographies de la famille Lumière.

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Plus d'informations

Institut Lumière - Musée Lumière

25 rue du Premier - Film BP 8051

69352 - Lyon Cedex 08

Tél. 04 78 78 18 95

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