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Exposition photographique exceptionnelle à Deauville : Françoise Sagan, La vie en liberté, L’écriture en exigence du 10 février au 11 mars 2018

05/02/2018

Cette exposition est la toute première consacrée à Françoise Sagan. Accompagnée et coproduite par la Ville de Deauville, elle a été conçue pour l’inauguration de la médiathèque Françoise Sagan à Paris au printemps 2015. Enrichie depuis grâce à la collection des Franciscaines, futur lieu de vie et de culture de la Ville, elle arrive au Point de Vue, à Deauville. Elle rassemble des photographies issues du fonds France Soir et des documents de la collection privée de Denis Westhoff, fils de l’écrivaine.

 

Sagan dans les tribunes de l’hippodrome, août 1961 @ Yul Brynner

Françoise Sagan et Bernard Franck à Deauville, mai 1960 © Photo DR

 

« J’ai réalisé une sélection chronologique en m’attachant bien évidemment aux qualités de chaque photographie-esthétique, cadrage, expression, contexte, personnages présents, originalité - mais principalement en pensant aux œuvres qui devaient occuper son esprit à ces périodes-là de sa vie. »
Denis Westhoff, fils de l’écrivaine. Commissaire de l'exposition

 

 

On y comprend comment Françoise Sagan et Deauville se sont rencontrées, dans le goût partagé de la plage, des ciels où flottent de merveilleux nuages, des chevaux, du jeu, de la fête et des soirées qui se prolongent jusqu’au petit
matin.


Le visiteur découvre Françoise Sagan à différents moments de sa vie publique et de sa vie privée, entourée de ses amis, chez elle, au théâtre, entourée de journalistes... La femme publique se révèle aussi attachante que dans la sphère intime.


Denis Westhoff a puisé dans plusieurs fonds photographiques de la Ville de Paris et dans ses archives personnelles pour constituer cette exposition qui retrace la vie de l’écrivaine Françoise Sagan, au fil des différentes étapes de son œuvre.



Françoise SAGAN et Deauville

 

La découverte de Deauville par Françoise Sagan commence en juillet 1959. Elle cherche alors une nouvelle destination de vacances fuyant Saint-Tropez, de plus en plus envahi, chaque été, suite au succès de Et Dieu Créa La femme (1956) et l’acquisition, en 1958, par Brigitte Bardot de sa villa tropézienne La Madrague.

 

Deauville lui a été recommandé par son amie Paola Sanjust di Teulada, qui lui avait présenté, quelques temps auparavant son mari Bob Westhoff.


 

 


Ce qui ne devait être qu’un séjour estival se transforme par un coup du sort, en résidence secondaire, grâce aux 8 millions de Francs, gagnés à la roulette du casino de Deauville, la nuit du 7 au 8 aout 1960. Une somme qui va lui permettre, de retour du casino de Deauville, d’acquérir le Manoir du Breuil, à Equemauville, entre Deauville et Honfleur.


La relation de Françoise Sagan à Deauville nous est restituée, par ses écrits, par des articles de presse et des photographies. Deauville lui apporte ce qu’elle aime : le jeu, les chevaux et plus particulièrement les courses, les lieux de la fête, pour retrouver ses amis.


Une comédie humaine propre à nourrir l’imaginaire de ses romans, une plage aimée hors saison, propice aux promenades.


A Deauville on peut la croiser sur la plage hors saison, se promenant, seule ou avec ses amis proches.


A l’hippodrome de la Touques, elle assiste aux courses, ou encourage son cheval Hasty Flag, lorsqu’il coure sur l’hippodrome Clairefontaine.

 

Au théâtre du casino et dans les salles de jeux, avec, puis sans Bob Westhoff, elle emmène ou retrouve ses amis : Bernard Franck, Jacques Chazot, Michel Magne, Frédéric Botton, Juliette Gréco, Marie Bell et Jean Chevrier, Régine...

 

 

 

... en ce Deauville d’octobre, abandonné et brûlant, je regardais la mer vide,
les mouettes affolées qui rasaient les planches, le soleil blanc et, à contre-jour,
quelques personnages qu’on eût dit tirés de Mort à Venise de Visconti.
Et moi, seule, enfin seule, qui laissais pendre mes mains, tels des gibiers morts,
de chaque côté de ma chaise longue.
Rendue à la solitude, à l’adolescence rêveuse, à ce qu’on ne devrait jamais quitter,
mais que les autres -l’enfer, le paradis- vous obligent sans cesse à déserter. Mais
là, les autres ne pouvaient rien entre moi et ce triomphant automne.

Françoise Sagan,
Des bleus à l’âme, © Flammarion 1972 © Stock 2009

 

 

 

Plus d'informations

Une exposition proposée par la Ville de Deauville
Le point de Vue : 10 février au 11 mars 2018

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