Maria Papa Rostkowska : sculptrice au cœur de la Nouvelle École de Paris

Après avoir inauguré son parc de sculptures dans lequel sont rassemblées des œuvres d’artistes des XXe et du XXIe siècles, et notamment une sculpture en marbre blanc de Maria Papa Rostkowska (1923-2008), le Musée de l’Hospice Saint-Roch consacre, du 3 octobre au 30 décembre 2020, une exposition à cette sculptrice d’origine polonaise, italienne de nationalité mais résolument française de cœur.



Cette exposition rétrospective rassemble environ 70 sculptures, en marbre, terre cuite et bronze, de cette artiste qui a fait de la sculpture, en taille directe, son combat intime. Cette exposition permet également de révéler le parcours d’une artiste européenne avant l’heure ayant côtoyé les artistes majeurs de son temps. Venue dès l’immédiat après-guerre à Paris poursuivre ses études d’art, Maria Rostkowska enseigne tout d’abord la peinture à l’Académie des beaux-arts de Varsovie. Sa conviction que Paris est le centre artistique où s’épanouira sa vocation la pousse à quitter définitivement la Pologne. Elle choisit de poursuivre sa carrière à Paris à la fin des années 1950. Soutenue par Edouard Pignon, elle fréquente alors les artistes de la Nouvelle École de Paris et choisit la sculpture pour exprimer une personnalité déjà affirmée. C’est dans ce contexte qu’elle fait la connaissance de Gualtieri Papa di San Lazzaro, fondateur de la Galerie et de la Revue XXe siècle. Elle l’épousera en secondes noces en 1958.


Maria Papa Rostkowska poursuit son travail d’artiste et s’oriente peu à peu vers la taille directe qui révèle sa puissance intérieure, son acharnement au travail. Elle développe les thématiques qui seront au cœur de son œuvre : la féminité, le couple et l’amour, la guerre. Elle se consacre à la sculpture dans son atelier de Pietrasanta près de Carrare où elle s’installe définitivement. Remarquée par Jean Arp et Lucio Fontana, elle reçoit le Prix de la sculpture William Copley en 1966. Ses sculptures se trouvent aujourd’hui dans de nombreuses collections publiques et privées, notamment à Paris, à l’Assemblée Nationale, Palais Bourbon (2011), au Pavillon de l’Arsenal, au Musée en plein air de la Ville de Paris, dans la cour de la Bibliothèque Polonaise de Paris, au Palais Carnolès-Musée Musée des beaux arts de Menton, au Musée de Mont de Marsan (dépôt du Fonds National d’Art Contemporain), au Musée des beaux-arts de Nantes, au consulat général de France à Houston (dépôt du FNAC), sur le parvis du Musée national de Pologne à Varsovie, dans le Parc de sculptures du Musée national et au Palais présidentiel de Pologne à Varsovie, au Musée en plein air de Pietrasanta, devant l’Université de Milan. La donation d’un marbre de Carrare, La grande Fleur (vers 1990) a été faite au Musée de l’Hospice Saint-Roch à l’occasion de la création du parc de sculptures (2020).



Plus d'informations


Musée de l’Hospice Saint-Roch, Rue de l’Hospice Saint-Roch, 36100 Issoudun

02 54 21 25 60

www.museeissoudun.tv

Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h


(source : cp)

© LE PRISME magazine 2015-2020