Stéphane Scarella : « Un salon pour les acteurs de la Proptech et de l’immobilier, conçu par eux ! »


Salon Rent (Real Estate & New Tech) 2021, Paris Expo Porte de Versailles


Après deux reports dus à la crise sanitaire, l’ouverture de Rent 2021 pour deux jours, le 20 octobre, est très attendue par les acteurs de l’immobilier en prises avec les innovations. Stéphane Scarella, son directeur nous propose une visite hybride.


Stéphane Scarella, directeur du label Rent


Le Prisme Magazine : Comment immobilier et innovation s’articulent au Salon Rent (Real Estate & New Tech) ?

Stéphane Scarella : À partir d’une idée simple, à savoir rassembler dans un programme d’expositions et d’animations, des startups, des fonds d’investissement et des industriels.120 startups sur les 430 actives dans la Proptech seront réunies les 20 et 21 octobre sur le salon Rent. Il sera possible, par exemple, de prendre rendez-vous avec un fonds d’investissement afin de parler Private Equity, et en même temps de rencontrer sur place un industriel pour évoquer une croissance opérationnelle. De façon générale, les professionnels de l’immobilier pourront en profiter pleinement en partageant et en échangeant de façon conviviale.

L.P.M. : Les exposants semblent très impliqués dans Rent, notamment avec les ateliers, les conférences… Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

S.C. : Rent est un salon pour les acteurs de la Proptech et l’immobilier, conçu par eux ! Le comité éditorial est composé de certain de ces professionnels. 40 conférences sont programmées avec toutes sortes de thèmes, quelques soient les marchés immobiliers : l’ancien, le neuf, la gestion locative… Des sujets « pratico-pratiques » seront traités tout en n’hésitant pas à nourrir une réflexion sur l’agence immobilière dans 30 ans. Nous serons sur la réversibilité des locaux, nous nous mettrons dans la tête des vendeurs, les nouveaux usages de l’immobilier auront leur place… En résumé, nous avons et nous traitons tout ce qui compte en matière d'innovations et d’immobilier.

L.P.M. : Quel est l’origine de cette manifestation B to B dont la création remonte à 2013 ?

S.C. : Nous avons tous beaucoup voyagé dans plusieurs pays à la rencontre de la Proptech, car il n’y avait pas notamment de salon en France. En 2013, la Proptech se matérialise sous la forme d’un tel événement, on a pu dire qu’elle arrive enfin dans notre pays.

L.P.M. : Quelle a été l’évolution de Rent pendant ces années ?

S.C. : Il s’agit de la neuvième édition. Alors que tout a commencé au Palais Brongniart avec 40 exposants et 400 visiteurs, aujourd’hui, nous sommes dans Paris Expo Porte de Versailles avec 400 exposants et 10 000 visiteurs attendus. Le salon Rent est fixé dans les agendas de l’année des professionnels, ils le considèrent comme un passage obligé. Il est question d’un véritable label, avec la Suisse, l’Espagne et d’autres pays en préparation pour 2022.

L.P.M. : Comment les visiteurs peuvent-ils préparer et optimiser leur visite ?

S.C. : Cette année, Rent est hybride. Une véritable édition inédite et innovante est proposée. Dans le tout récent pavillon 6, de Paris Expo Porte de Versailles, il s’agit de visiter en présentiel un grand nombre de stands, de vivre des animations, notamment des prises de paroles, des remises de trophées, des démonstrations… La digitalisation de l’événement permet un parcours visiteur depuis un ordinateur grâce à la plateforme avec une marketplace et la Rent Channel. Nouveauté pour Rent 2021, une véritable chaîne de télévision, avec son propre programme à découvrir en direct de son plateau de 130 m2 et des stands au salon.


L.P.M. : De quelle façon peut-on rester connecté à Rent pendant le reste de l’année ?

S.C. : Nous y travaillons en permanence, car au-delà du salon, Rent est un Label qui vit à travers son contenu offert aux acteurs de l’immobilier. Des événements périodiques, par exemple, maintiennent le lien au cours de l’année.

L.P.M. : Quel est votre état d’esprit a quelques jours de l’ouverture de Rent le 20 octobre 2021 ?

S.C. : Rent est devenu une grosse machine, nous croulons sous le travail. Nous y allons avec humilité, car le salon a été décalé deux fois à cause des impératifs sanitaires liés à la Covid, qui a d’ailleurs accéléré la digitalisation de l’immobilier. Mais, l’euphorie l’emporte, nous sommes impatients de retrouver, en présentiel ou en virtuel, nos exposants, nos conférenciers et bien sûr nos nombreux visiteurs attendus avec enthousiasme.